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Concours de nouvelles : l'envol de Corinne Valton

 

Corinne Valton, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis quelqu'un qui déteste parler d'elle, c'est presque maladif... disons que, quelque part en France, j'écris.

En 2014, vous participez à notre concours de nouvelles et vous faites partie du classement. Pouvez-vous revenir sur cette expérience et sur votre texte d'alors ?

Il fallait écrire une nouvelle en insérant une phrase extraite de L'affaire Deltchev de Eric Ambler, phrase choisie par Romain Slocombe, parrain du concours cette année-là. Dans cet extrait il était question d'un homme sur un quai de gare, homme dont la pochette du complet "s'ornait de toute une collection de stylographes." J'ai imaginé l'histoire d'un loueur de stylos nommé Manolo Blackpen, qui entre en résistance pour sauver son métier menacé par la mainmise des téléphones portables avec lesquels on écrit sans stylos, dorénavant . Cette nouvelle est différente de ce que j'écris habituellement, de ce que l'on peut trouver dans mon recueil. C'est pourquoi j'aime participer à des concours car ils permettent d'aller vers ce qui n'est pas forcément naturel pour un auteur, de défier son imagination, son savoir-faire et ses "tics" d'écriture. J'ai donc été particulièrement contente d'avoir un prix avec mon texte, d'autant plus que j'ai été fort "gâtée" !!

Aujourd'hui, vous publiez un recueil de nouvelles. Que pouvez-vous en dire ?

Il s'intitule Pendant que les mulots s'envolent, chez Paul&Mike éditions. C'est un recueil de vingt nouvelles où il est question de différents rapports au temps et à l'enfermement. Il y a de la noirceur, de l'humour (caustique souvent), de l'absurde et de la fantaisie, du moins je l'espère. J'ai privilégié le travail sur la langue, j'ai tenté de créer quelque chose par la prose, sa musique, son rythme, mais c'est au lecteur de décider si cela est réussi ou non.

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Vous semblez très attachée à la forme de la nouvelle... Pas de roman sous le coude, donc ?

Pas de roman, non. Un jour, peut-être. J'ai choisi les nouvelles par goût car j'aime en lire aussi bien qu'en écrire et puis, comme je le disais ci-dessus, c'est le travail sur la forme qui m'intéresse dans l'acte d'écrire, le format court d'une nouvelle permet de s'y consacrer plus facilement que dans un roman.

Quand vous n'écrivez pas, quel genre de livre aimez-vous lire ?

Littérature générale, cosmopolite, contemporaine ou non. D'ailleurs, depuis quelques années, mon goût me ramène plus volontiers vers la relecture des classiques de la littérature, avec un plaisir renouvelé et absolu.

Le dernier livre que vous avez adoré ?

Un livre que j'avais lu il y a une vingtaine d'années et que la récente actualité (le décès de son auteur) m'a fait redécouvrir : Le Roi des Aulnes, de Michel Tournier. Un livre brillant, où l'on se délecte de l'intelligence de l'écrivain, de son extraordinaire talent de conteur et de créateur.

 

Merci Corinne Valton !

Découvrez la nouvelle de Corinne Valton dans le recueil édité à l'époque pour l'occasion.

 

Univers: 

Dates: 

Mercredi, 24 février, 2016 - 13:45
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